Le carnaval de Dunkerque

serpentins et confettisSi l’histoire du carnaval de Dunkerque se perd dans la nuit des temps, la splendeur de l’événement est toujours là. Les « carnavaleux » préparent cette fête mythique avec toute l’attention et le sérieux qu’elle mérite, puis se lâchent pendant le défilé, mais toujours dans le respect des règles.

Histoire du carnaval

Tous les ans, depuis des temps immémoriaux, Dunkerque et sa région vivent au rythme de la préparation d’un carnaval connu de la France entière et dont certains pensent que l’origine remonte aux fêtes organisées par les armateurs avant le départ des bateaux de pêche pour l’Islande. À l’origine, le carnaval était un rituel qui représentait le chaos de la nature, après l’hiver, lorsque la terre se réveille et que la nature se prépare au renouveau. L’univers étant sens dessus dessous, un pauvre d’esprit est élu roi et en revêt la tenue, tandis qu’un âne portant la tenue épiscopale est placé devant un autel et que les individus se cachent derrière des masques et du maquillage, le tout visant à générer la confusion. Imagination, fantaisie et gaieté sont les marques de la nature qui s’éveille et le carnaval doit être représentatif de cette exubérance, voire de cette folie joyeuse. Porter un masque ou se rendre méconnaissable par un maquillage sophistiqué est une façon de laisser derrière soi ses soucis et ses misères, et de s’accorder le droit, une fois par an, d’être ce que l’on veut, sans barrière sociale.

La préparation fait le carnaval

À Dunkerque, les « carnavaleux » prennent l’affaire très au sérieux et c’est bien deux mois à l’avance, si ce n’est plus, qu’ils commencent à préparer leurs costumes, revoir et améliorer leur maquillage, décorer le parapluie qui accompagne la plupart d’entre eux… Par ailleurs, le carnaval de Dunkerque fait l’objet d’une charte énonçant un certain nombre de règles qui doivent être respectées, concernant entre autres la protection des musiciens qui précèdent et accompagnent la procession, tout ce qu’il faut pour que le carnaval reste une fête et ne dégénère jamais. Les géants font partie de la tradition du carnaval de Dunkerque et, après une rénovation minutieuse, ils seront promenés avec la bande dans les rues de la ville.

Ainsi va la fête !

C’est ainsi que, de janvier à mars, vont se succéder toute une série de processions (bande) et de bals aux noms plus évocateurs les uns que les autres, qui permettront aux Dunkerquois d’exhiber leurs magnifiques costumes, maquillages, masques et parapluies décorés avec art. Les tambours appellent les « carnavaleux » à se rassembler et, dans une immense pagaille, les « masquelours » se prennent bras dessus, bras dessous et se regroupent en lignes.
Tous souhaitent accéder au premier rang, car c’est celui qui devra résister à la pression de la foule pour mener à bien sa mission qui consiste à protéger les musiciens. Un tambour-major, placé à l’avant avec une soixantaine de musiciens en ciré et suroît jaune de pêcheur, donne le signal pour que fifres et tambours lancent le rigodon d’honneur, et la foule commence à sauter en rythme avant de s’élancer dans les rues, dans une joyeuse pagaille.

Image: Tom – Fotolia

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